Et si les falaises d’Étretat livraient leurs plus beaux secrets depuis la mer ? Depuis longtemps, nous en parlions au Clos Delamare. Cet été, nous sommes montés à bord de la Tante Fine pour une mini-croisière entre Fécamp et Étretat. Quatre heures passées en mer, à découvrir les falaises depuis le large. Le ciel est resté maussade, mais la lumière, assez subtile, a donné une douceur particulière au paysage, et l’expérience a comblé toutes nos attentes.
Une sortie en mer qu’on attendait depuis longtemps
Cela faisait un moment qu’on avait envie de faire cette balade en mer. On en parlait souvent, on regardait les horaires, on se promettait « un jour ». Et puis, cet été, cela a été le bon moment. Le soleil ne s’est pas imposé, mais le ciel voilé et insaisissable nous a offert des paysages tout en nuances.
Embarquement à bord de la Tante Fine, vieux gréement chargé d’histoire
On a embarqué au Grand quai à Fécamp, près du musée des Pêcheries. La Tante Fine, vieux gréement en bois à la silhouette élégante, nous a immédiatement séduits. A peine le pied posé sur le pont, on a eu l’impression de changer de monde. Le bateau accueille au maximum une trentaine de personnes : juste assez pour créer une atmosphère conviviale sans jamais perdre l’intimité du moment.
Une croisière participative et pédagogique sur la Côte d’Albâtre
D’ailleurs, certains passagers ont été invités à participer aux manœuvres : hisser les voiles, tirer sur les cordes, les enrouler… Ça a donné tout de suite une autre saveur à la balade et les enfants étaient ravis ! Et entre deux manœuvres, l’équipage n’a pas hésité à partager ses connaissances, a fait circuler une carte marine et nous en a expliqué les symboles… Un vrai moment de découverte, simple et vivant.

Le silence, le vent et les falaises d’Etretat
Mais, surtout, il y a eu les instants où on a cessé de parler. On a écouté la mer, rêvé à l’horizon et on s’est laissé porter. Lorsque le moteur s’est tu et que le vent seul a guidé le bateau, tout a pris une autre dimension : c’était d’abord pour cela pour ça qu’on avait embarqué : pour s’évader. Pour rompre avec le quotidien. Pour les falaises.
Depuis la mer, elles se sont révélées sous un autre visage. Les reliefs se dessinent avec une netteté saisissante. Yport, Vaucottes, Bénouville… ces lieux que nous avions arpentés à pied sur le GR21 nous sont apparus tout à coup comme étrangers. Et l’approche d’Étretat a constitué un moment de grâce. L’Aiguille creuse se détache de la côte comme un décor de théâtre, à la fois familière et irréelle. Même sans soleil, le spectacle était superbe.
Un apéritif convivial à bord pour finir la sortie en beauté
La traversée a duré quatre heures, mais on ne les a pas vues passer. On a discuté avec l’équipage, échangé nos impressions avec d’autres voyageurs, on s’est tu… et, à la fin, on a partagé un petit apéro à bord : cidre, jus de pommes, petits fours salés et sucrés. Un moment chaleureux, à l’image de toute la sortie.
Notre capitaine nous a alors expliqué l’histoire de la Tante Fine : un ancien bateau de pêche, construit dans les années 60 pour aller chercher la langouste au large de l’Afrique. Longtemps abandonné, il a été sauvé et restauré par une association fécampoise, avec l’aide de chantiers de réinsertion. Aujourd’hui, il a retrouvé la mer pour le plaisir de ses passagers, et nous avons eu le privilège d’en profiter.
Oui, la Tante Fine nous a offert un vrai moment de déconnexion, simple, vivant, qui restera longtemps en mémoire. Cette sortie est appelée à devenir un incontournable pour nos hôtes, car elle trouvera très bientôt une belle place dans le livret d’accueil du Clos Delamare.